L’industrie hollywoodienne a imposé dans le monde les codes et les formes de son système visuel. L’invention de nouvelles images semble se raréfier. Pourtant, nombreux sont les œuvres et les créateurs cherchant à réinventer les images du cinéma populaire. C’est le cas du réalisateur britannique Edgar Wright, avec sa « Trilogie Cornetto » composée de Shaun of the Dead (2004), Hot Fuzz (2007) et The World’s End (2013). Dans cette série de films, il s’empare de genres consacrés dans le cinéma amé...
L’industrie hollywoodienne a imposé dans le monde les codes et les formes de son système visuel. L’invention de nouvelles images semble se raréfier. Pourtant, nombreux sont les œuvres et les créateurs cherchant à réinventer les images du cinéma populaire. C’est le cas du réalisateur britannique Edgar Wright, avec sa« Trilogie Cornetto » composée de Shaun of the Dead (2004), Hot Fuzz (2007) et The World’s End (2013). Dans cette série de films, il s’empare de genres consacrés dans le cinéma américain, se les réapproprie, en détourne les articulations et révèle des directions esthétiques inattendues. Par le biais de la parodie et du pastiche, Wright se situe à la fois dans l’hommage et dans une forme d’actualisation critique. Il offre un divertissement conscient de sa manière de raconter des histoires, à la recherche de nouvelles formulations du genre, cohérentes avec le monde contemporain.
Titulaire de masters en information-communication et en études cinématographiques, Étienne Poiarez est essayiste et rédacteur de débats. S’intéressant au cinéma contemporain, il est l’auteur de travaux sur les œuvres de Paolo Sorrentino, Yorgos Lanthimos, Quentin Dupieux, Jackie Chan ou encore James Cameron.